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La carte n’est pas le territoire

Tout comme dans plusieurs domaines, la PNL a aussi sa propre « Bible ». Nous la reconnaissons sous forme de Postulats et Présuppositions. Ce sont des ordres de pensée sur lesquels s’appuie le coaching PNL pour accompagner les personnes désirant se propulser vers leurs objectifs personnels ou professionnels.

Mes prochains articles élaboreront sur chacun d’eux tout en faisant un lien avec le TDAH.  À mes yeux, la PNL est une voie incroyable pour tout être humain qui souhaite se développer de façon optimale.  Elle intervient exactement au cœur de cette personne que vous êtes et qui vous permettra d’orienter vos propres solutions, peu importe la situation.

Alors je vous invite à me suivre dans cette nouvelle série!

La carte n’est pas le territoire

« Tous les chemins mènent à Rome ».  Voilà une phrase que vous avez certainement entendue quelque part ou que l’on vous a déjà adressée.  Ce premier postulat de la PNL signifie en fait que chaque personne a sa propre carte du monde, bâtie selon plusieurs aspects comme les croyances, l’expérience de vie, la culture, les cinq sens, etc.

Imaginez que vous avez une conversation avec une personne qui a une paire de lunettes avec des verres roses et que les vôtres sont bleus.  Êtes-vous d’accord avec moi que vous ne verrez pas les objets de la même façon? Et pourtant, vous regardez la même chose! Une sera convaincue que les nuages sont roses et l’autre qu’ils sont bleus.

Depuis votre naissance, votre cerveau a développé plusieurs petites lunettes de différentes couleurs qui vous font voir le monde à votre façon, selon Vos Filtres.  La personne qui est convaincue à 100 % que les nuages sont vraiment roses tiendra forcément à avoir raison puisqu’elle les voit roses, et vice-versa.

Comprendre et surtout, accepter que chacune des personnes autour de vous a sa propre carte du monde et qu’elle ne le perçoit pas de la même façon que vous, allège déjà la compréhension et l’ouverture pour une meilleure communication.  Les accords Toltèques « Ne fais aucune supposition » et « Ne prends rien personnel » se jumèlent très bien à ce postulat.

Ce qui est vraiment évident pour vous ne l’est pas nécessairement pour les autres.  Être parent est un excellent exemple;  Pour ma part, j’essaie de me rappeler souvent que lorsque je m’adresse à mon fils de 11 ans, il n’a pas 41 ans et qu’il y a une différence de 30 ans d’expérience de vie entre lui et moi.  Réalisant ceci, je comprends maintenant pourquoi il n’arrive pas toujours à bien me saisir.

Maintenant, TDAH ou pas, ces filtres se sont créés dans votre cerveau et gèrent toutes vos perceptions, vos visions à plusieurs niveaux.  L’impulsivité, les sautes d’humeur, les hyper-réactions, les compulsivités, l’opposition, la provocation, la colère et bien d’autres atomes crochus du TDAH, ne découlent pas à 100 % de ce déséquilibre neuronal.  Un grand pourcentage de ces réactions vient tout simplement de l’être humain derrière, sensible et en continuel apprentissage.  Avec cette vague de diagnostics depuis ces dernières années, les croyances qui en découlent, et entendons-nous sur le fait qu’elles sont loin d’être positives, fait un lien très étroit entre ces réactions et le déficit en neurotransmetteurs.

Sachez voir derrière le message qui vous est lancé; l’impulsivité pourrait découler d’une valeur fondamentale qui a été atteinte, les sautes d’humeur d’un manque d’équilibre, les hyper-réactions pourraient venir d’une faible estime de soi, la compulsivité d’un besoin d’amour non comblé, l’opposition d’idées non entendues, la provocation d’un manque d’attention, la colère d’une accumulation de fatigue et alouette!

Sachez évaluer la situation et poser des questions.  La prochaine fois qu’une situation dans votre vie surviendra et qu’immédiatement vous penserez que c’est à cause du TDAH, arrêtez-vous et essayer de trouver l’élément déclencheur.

Les réactions ne sont pas toujours justifiées par le déficit. Le mot « déficit » veut dire « manque ».  Au niveau neurologique, c’est le manque de qualité des neurotransmetteurs (et non un déficit en quantité) qui fait réagir.  Au niveau humain, le manque de plusieurs besoins nécessaires, essentiels et primaires pousseraient n’importe qui à réagir face à une situation et qui pourrait ressembler à des conséquences du TDAH.  Comme dirait ma mère, « ne mettons pas tous les œufs dans le même panier »!

Je vous invite vraiment à voir au-delà des situations, d’apprendre à connaître la carte du monde des autres afin de porter les mêmes lunettes que ceux que vous aimez pour mieux les comprendre et les voir heureux.

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